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Rencontre avec La Route des Comptoirs

Qui êtes-vous ?

François Cambell, fondateur de La Route des Comptoirs. On pourrait me définir comme un baroudeur du goût, un explorateur du bon et du vrai, un chercheur de saveurs exigeant et toujours en quête d’authenticité et d’équité. Je sillonne depuis 20 ans les quatre coins du monde à la recherche de thés mais aussi de plantes et de fleurs qui composent mes mélanges. Mes séjours sur le terrain et mon expertise des « crus », des méthodes de travail, des traitements et des récoltes me permettent d’apprécier au plus juste la qualité des thés et des plantes que je sélectionne avec soin, conformément à mon haut niveau d’exigence.

Pour moi, parler de thé, déguster et faire déguster un thé – un bon thé – est une belle occasion pour aller à la rencontre du monde. Entre deux voyages, je travaille inlassablement à la recherche de nouveaux assemblages. En 20 ans, j’ai mis au point des associations audacieuses et les dosages les plus osés en mariant les thés à des plantes, des fleurs, des épices, des fruits, des huiles essentielles et des arômes naturels. Chaque nouvelle création fait l’objet de tests réalisés en direct sur les salons bio : je fais goûter mes nouveautés, questionne, relève les avis et intègre les suggestions des testeurs pour perfectionner mes recettes.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans cette aventure ?

Je suis parti d’un constat simple : L’homme arrive à vivre car il maintient son corps en équilibre sinon il tombe malade. La preuve, on félicite une personne âgée car elle demeure en forme. L’alimentation est notre premier soin de santé. Or, s’alimenter consiste à manger mais aussi à boire. Mise à part le thé, quelles sont les boissons chaudes que l’on peut considérer objectivement comme indispensables et indiscutables, c’est-à-dire n’ayant pas ou peu de défauts et agréables à déguster ? La réponse est simple, il s’agit des plantes. CQFD car le thé n’est jamais qu’une plante qui a réussi !

En tant que gourmand j’ai un grand plaisir à boire du thé. Non seulement il flatte et émoustille les papilles mais en plus il contribue à rassasier mon estomac. Par ailleurs, je me suis dit qu’affirmer que le thé est bon est certes juste mais nettement insuffisant ! En effet, la vérité est qu’il n’y a aucun aliment sur terre qui possède autant de qualités que le thé (économique, facile à consommer et à transporter, grande variété, bienfaits pour la santé et même un art de vivre permettant des moments d’introspection).

 Quels sont vos engagements en tant que producteur ?

Je me considère comme un acteur de l’authenticité, j’agis pour un thé issu de l’agriculture biologique et équitable qui valorise l’homme. Je travaille uniquement des thés en culture biologique qui doivent être certifiés par un organisme officiel qui garantit une méthode de culture « propre », respectueuse de l’environnement et de l’écosystème. Dans le monde, à peine 1% de la production globale de thé est cultivée sans engrais ni pesticides et labellisée Agriculture Biologique !

Il s’agit également d’une quête d’authenticité et de respect de l’individu. Les petits producteurs ont vraiment besoin de notre soutien. « La main de l’homme est notre fil conducteur pour travailler le thé. »

Pour vous, vrac rime avec… ?

Thé en vrac rime donc avec qualité !

L’avantage du vrac est que le vendeur ne se cache pas derrière un packaging. Si le produit n’est pas bon, c’est à lui que le consommateur en veut et il saura lui dire. En parallèle, l’acheteur se focalise uniquement sur l’aspect du produit, la qualité du thé doit s’observer par la taille des feuilles, sa couleur et son odeur : il est plus intéressant pour tout le monde (acheteur et vendeur) de parler du produit et non de la qualité graphique de son emballage !

La vente du thé en vrac est donc le meilleur moyen de faire découvrir au consommateur la puissance des senteurs et ses autres qualités intrinsèques, un dialogue peut ainsi s’instaurer, rien de tel pour assumer le rôle de conseil du vendeur et mieux fidéliser. À nous, fabricants, d’offrir des thés esthétiques, sentant bon et tenant évidemment toutes leurs promesses de saveur. Il convient néanmoins de bien conserver le thé afin qu’il ne s’évente pas avec le temps….